Assurance professionnelle viti-vinicole pour viticulteur et viniculteur

Dans cet­te des­crip­tion des assu­ran­ces viti-vinicoles pour le viti­cul­teur et le vini­cul­teur, il sera pré­sen­té des conseils pré­cieux pour mieux s’assurer contre les dégâts, les dom­ma­ges et les intem­pé­ries ayant des consé­quen­ces finan­ciè­res sur le chif­fre d’affaires et sur les actifs pro­fes­sion­nels de valeurs (immo­bi­liers, maté­riels, récol­tes, mar­ques, etc.). 

Il sera éga­le­ment pro­po­sé ci-dessous des conseils éco­no­mi­ques pour le déve­lop­pe­ment de l’activité vini­co­le.

Définition d’assurance viticulteur ou viniculteur

Il se défi­nit com­me un contrat d’assurance de res­pon­sa­bi­li­té civi­le et pro­fes­sion­nel­le d’une acti­vi­té de viti­cul­tu­re ou de vini­cul­tu­re. Ce contrat juri­di­que pro­tè­ge les res­sour­ces humai­nes, la pro­duc­tion, la récol­te, la chaî­ne de com­mer­cia­li­sa­tion, les bâti­ments pro­duc­tifs et l’habitat du pro­duc­teur de rai­sin (le viti­cul­teur ou le vini­cul­teur).

Les com­pa­gnies d’assurance ont éla­bo­ré des contrats de pro­tec­tion pour exploi­tants avec ou sans vini­fi­ca­tion. En cas de pro­duc­tion de vin au sein de l’exploitation, on par­le de vini­cul­teur.

Seulement 20 % des domai­nes et ter­res viti­co­les sont assu­rés en récol­te – je ne par­le des assu­ran­ces obli­ga­toi­res sur les bâti­ments agri­co­les, la res­pon­sa­bi­li­té civi­le pro­fes­sion­nel­le et les garan­ties en cas d’accidents pro­fes­sion­nels des per­son­nels.

Des aides éta­ti­ques sont pro­po­sées pour finan­cer le socle assu­ran­tiel de base.

Le contrat de pro­tec­tion pour le viti­cul­teur est éla­bo­ré afin de pren­dre en comp­te la péri­mé­trie vini­co­le sujet­te à mul­ti­ris­que. Il s’agit de pro­tec­tions multi-périls des récol­tes.

De l’exploi­ta­tion à la pro­duc­tion, du lieu de sto­cka­ge jusqu’à la livrai­son auprès des dis­tri­bu­teurs sont cou­verts par ces assu­ran­ces spé­cia­li­sées, à condi­tion de choi­sir des contrats lisi­bles, com­pré­hen­si­bles et uti­li­sa­bles.

Les res­sour­ces humai­nes, la chaî­ne pro­duc­ti­ve, la ven­dan­ge, le sto­cka­ge et la dis­tri­bu­tion sont géné­ra­le­ment inclus dans la pri­se en char­ge des ris­ques inhé­rents à l’exploitation.

Il est conseillé de tou­jours choi­sir la clau­se de rééqui­pe­ment à neuf pour l’ensemble du maté­riel et des bâti­ments de l’exploitation.

Si la garan­tie de la valeur à neuf n’est pas vali­dée par l’assuré, le pro­duc­teur de vin devra se conten­ter d’une valo­ri­sa­tion a mini­ma des valeurs per­dues lors de la sur­ve­nan­ce d’un évé­ne­ment défa­vo­ra­ble. C’est alors la valeur d’usage qui sera pri­se en comp­te.

Il en est de même pour la néces­si­té de garan­tir à 100 % les récol­tes contre des évé­ne­ments météo­ro­lo­gi­ques nui­si­bles à la qua­li­té du vigno­ble.

Pour pro­té­ger les récol­tes en cas de tem­pê­te, inon­da­tion, grê­le, gel, séche­res­se et de givre, il est conseillé de lire atten­ti­ve­ment :

  1. le niveau de la fran­chi­se ;
  2. la des­crip­tion de la pro­cé­du­re pour consta­ter l’arbitrage sur la dépré­cia­tion de la qua­li­té des vignes ou sur la valeur des dégâts subis ;
  3. les délais du rem­bour­se­ment en cas d’intempéries dété­rio­rant les vignes.

Ces aléas cli­ma­ti­ques – lire assu­ran­ce for­ce de la natu­re – pou­vant avoir des consé­quen­ces sur les vignes et sur la sur­vie de l’activité de viti­cul­tu­re.

Ces intem­pé­ries cau­sent des per­tes par­tiel­les ou tota­les sur le chif­fre d’affaires sur l’année en cours et peu­vent aus­si être la cau­se de la per­te de qua­li­té des pro­duc­tions de l’année qui suit. Sans comp­ter les per­tes d’éventuels par­te­na­riats et donc de chif­fres pour les bilans comp­ta­bles suc­ces­sifs.

Lorsqu’un évé­ne­ment tra­gi­que s’exerce sur les vignes, le sto­cka­ge, le trans­port ou sur les viti­cul­teurs – se docu­men­ter sur l’assurance homme-clé -, les per­tes doi­vent se comp­ter sur l’année en cours mais cela a des consé­quen­ces sur l’année sui­van­te.

Des garan­ties finan­ciè­res cou­vrant ces aléas peu­vent être sous­cri­tes pour se pro­té­ger au mieux.

Si l’assureur n’indemnise pas dans des délais brefs, cela peut engen­drer des dégâts irré­mé­dia­bles.

C’est pour cet­te rai­son qu’il faut choi­sir un assu­reur spé­cia­li­sé et pro­po­sant des indem­ni­sa­tions com­plè­tes com­me la pri­se en char­ge à 100 % contre les mala­dies rava­geu­ses sur des récol­tes viti­cul­tri­ces (i.e. oïdium, mil­diou, etc.)

Il ne faut pas oublier d’inclure la garan­tie sur le cou­la­ge des vins et des alcools, ain­si que de garan­tir tous les dom­ma­ges acci­den­tels pou­vant sur­ve­nir à la cuve.

Plus les valeurs du maté­riel, des bâti­ments, des ter­res et de la pro­duc­tion seront éle­vées, plus le contrat sera cher.

0 à 200 euros/hectare est mis en cri­tè­re de rem­bour­se­ment en cas de sur­ve­nan­ce de dom­ma­ges maté­riels ou imma­té­riels entraî­nant des per­tes finan­ciè­res. Cette échel­le de mesu­re s’ajuste en fonc­tion du chif­fre d’affaires des années pré­cé­den­tes et de la valeur des récol­tes.

Conseils pour le développement commercial

Ce qui va comp­ter avant tou­te cho­se, c’est la via­bi­li­té et la ren­ta­bi­li­té de la com­mer­cia­li­sa­tion du vin récol­té.

Sachant qu’il exis­te une rude concur­ren­ce, il est néces­sai­re que les res­sour­ces humai­nes, tech­no­lo­gi­ques et bio­lo­gi­ques mises en action soient com­pé­ti­ti­ves et à jour pour parer à l’évolution de ce sec­teur d’activité.

La concur­ren­ce viti-vinicole est loca­le, régio­na­le, natio­na­le et inter­na­tio­na­le.

Les outils numé­ri­ques faci­li­tent la pré­sen­ta­tion du vigno­ble et les mises en rela­tion avec des dis­tri­bu­teurs pro­fes­sion­nels. Pour un haut niveau de conseil, veuillez consul­ter mes ana­ly­ses  sur le mana­ge­ment stra­té­gi­que et le mar­ke­ting stra­té­gi­que.

Un vin de qua­li­té peut se fai­re repé­rer et se fai­re dis­tri­buer par des maga­sins inat­ten­dus à l’autre bout du mon­de ou par des res­tau­ra­teurs vou­lant fai­re décou­vrir de nou­vel­les saveurs à une clien­tè­le exi­gean­te.

Inattendu ? Faux.

Seules une for­ce com­mer­cia­le per­ma­nen­te et une dyna­mi­que orga­ni­sa­tion­nel­le de long ter­me per­met­tront d’atteindre des objec­tifs com­mer­ciaux per­for­mants.

Une diver­si­fi­ca­tion serei­ne est mère de tou­tes les ver­tus. La ven­te direc­te à la clien­tè­le par­ti­cu­liè­re ne doit pas se balayer d’un seul revers de mains ; 10 % du chif­fre d’affaires en moyen­ne des domai­nes actifs pro­vient de la ven­te direc­te.

Nouer des par­te­na­riats avec des socié­tés com­mer­cia­les hyper offen­si­ves pour pré­sen­ter et dis­tri­buer les vins devrait être une démar­che natu­rel­le. Il n’est pas pos­si­ble d’être à la fois à la récol­te, au démar­cha­ge et à la fidé­li­sa­tion de la clien­tè­le ; cha­que inter­ve­nant de l’organisation com­mer­cia­le, tech­ni­que et admi­nis­tra­ti­ve devra être per­for­mant à sa tâche exclu­si­ve.

Investir dans le conseil mana­gé­rial et com­mer­cial auprès de pro­fes­sion­nels à l’affût des der­niè­res inno­va­tions sur le sec­teur de la viti­cul­tu­re tout en se fai­sant accom­pa­gner dans le déve­lop­pe­ment numé­ri­que (une créa­tion d’un por­tail du domai­ne, la pro­tec­tion de la répu­ta­tion du vin, etc.) sont des élé­ments à ne pas rogner même si les mar­ges com­mer­cia­les sont au rendez-vous.

Anticiper, trans­for­mer et s’adapter repré­sen­tent un ensem­ble de qua­li­tés essen­tiel­les pour tout chef d’entreprise agi­le et moder­ne.

Des chiffres qui parlent de la filière du vin

Plus de 500.000 pro­fes­sion­nels sont actifs sur la filiè­re du vigno­ble, le saviez-vous ?

Seconde filiè­re à excé­dent com­mer­cial de l’économie fran­çai­se en appor­tant un flux finan­cier posi­tif de 7, 50 mil­liards d’euros/an en moyen­ne, le saviez-vous ?

Approximativement 54 %, 28% et 18 % repré­sen­tent res­pec­ti­ve­ment les bou­teilles en vin rou­ge, rosé et blanc, le saviez-vous ?

50 % des vins se dis­tri­buent dans la gran­de dis­tri­bu­tion et 30 % auprès des pro­fes­sion­nels de la res­tau­ra­tion, le saviez-vous ?

Un demi-verre par jour est dégus­té en moyen­ne par consom­ma­teur sur l’Hexagone et au moins 85 % des foyers achè­tent une bou­teille de vin cha­que année, le saviez-vous ?

Nizar Fassi a écrit 37327 articles

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