Aversion au risque et à l’incertitude (définition et analyse)

Observer et prévoir les risques.

Observer et prévoir les risques.

Qu’est-ce que l’aversion au risque ? C’est quoi l’aversion à l’incertitude dans le domaine de l’assurance, de la banque et en microéconomie ? Définitions, exemples, chiffres et analyses. Comment réduire le risque ? 

Le risque correspond à une probabilité de survenance d’un danger ou d’un événement perçu comme négatif.

L’aversion au risque représente une attitude ou un comportement d’une personne physique ou d’une personne morale ne souhaitant prendre aucun risque ou le moins de risque possible dans le cadre de son existence.

On dit aussi que c’est un agent économique voulant faire transférer le risque ou faire supporter une charge sur d’autres agents économiques, notamment lors d’une prise de décision personnelle ou d’un choix professionnel.

L’aversion au risque peut correspondre à un trait de caractère inné ou à un comportement développé au cours du temps par l’intermédiaire d’expériences – positives et négatives – ou bien par l’existence d’un contexte temporaire ou permanent risqué – organisations violentes et arbitraires contrôlant un territoire, pollution de l’environnement, puissantes ruptures technologiques, violences raciales, corruption endémique, guerres, catastrophes naturelles, etc.

On comprend bien que les facteurs de risque sont nombreux qu’il sera possible de détecter par le biais de faisceaux d’indices objectifs – par l’intermédiaire de signaux forts ou faibles.

Le risque reste une notion subjective ; elle dépendra du référentiel normatif accepté par la société ou la culture locale.

On évoque alors une perception ou un sentiment de risque en fonction de l’acceptation libre ou contrainte du risque par la communauté – c’est la société dans son ensemble qui va décider ce qui est risqué et ce qui ne l’est pas.

Exemple 1 : en Bourse, un investisseur ou un boursicoteur auront une certaine aversion au risque par peur de perdre de l’argent ou un gain en adoptant un profil de risque limité.

Généralement, il prendra ses gains le plus rapidement possible ; la personnalité du donneur d’ordre jouera un rôle essentiel dans la mesure du risque, tout autant que la culture locale du risque.

Un investisseur américain, par exemple, n’aura pas le même niveau d’aversion au risque que l’investisseur français, chinois, algérien, tunisien et autres. De fortes différences culturelles existent même si, récemment, une convergence relative semble apparaître.

Exemple 2 : sur le plan sécuritaire, une société extrêmement violente, considérera la violence comme un mode de vie, une normalité. Dans ce référentiel sociétal posé, le risque violent n’existe pas, c’est une normalité ; le risque relèvera donc de la perception ou du sentiment.

Exemple 3 : sur le plan économique et social, une société structurée autour de contrats de travail solides – fonctionnariat, CDI – sera considérée comme ayant un marché du travail peu risqué et sécurisé. Cependant, le risque est transféré et supporté sur la partie exclue par la certitude contractuelle… avec des conséquences extrêmement dramatiques, peu perceptibles, pour l’ensemble.

On parle aussi, en théorie économique et financière, d’aversion à l’incertitude pour désigner ce phénomène comportemental intrinsèque à la nature humaine.

Plus simplement, les agents économiques – consommateurs, entreprises, investisseurs – préfèrent naturellement un gain sûr ou un statu quo réconfortant plutôt que de prendre le risque d’une perte lors d’un choix.

Le gain aléatoire et les aléas rebutent ; chaque agent économique cherchera à se prémunir du risque en essayant d’adopter un profil supposé sûr faisant porter la charge sur l’autre.

Les compagnies d’assurance et les banques malaxent intensivement le risque, du matin au soir, en utilisant les statistiques, les probabilités, les supercalculateurs et parfois le bon sens dans le but de limiter les pertes immédiates et d’anticiper les risques à venir.

Les assureurs et les banquiers proposent des contrats adaptés en assurance pour limiter le risque financier lors de la survenance éventuelle d’un dommage pour le compte de leurs clients particuliers, institutionnels et professionnels.

Le prix de la convention d’assurance dépendra évidemment de la mesure du risque – si l’assureur est certain qu’un dommage surviendra dans un temps raisonnable, l’assuré ne trouvera aucune compagnie pour le garantir financièrement.

J’invite à approfondir par un exemple concret et instructif sur l’assurance en garantie dommages immatériels consécutifs et non-consécutifs dans un souci de visualiser et de mieux comprendre les différentes formes de risques et les protections afférentes dans le milieu des entreprises – microéconomie.

On parle souvent d’une science de la gestion des risques dans l’activité économique et commerciale pour désigner l’ensemble des phénomènes complexes intervenant dans les processus risqués ; on dénombre des milliers de typologies de risques rien que dans le domaine financier et assurantiel.

Plus : Je recommande de lire un bon billet sur les placements financiers diversifiés afin de découvrir comment diversifier votre portefeuille et ainsi diluer le risque financier en tenant compte des facteurs endogènes et exogènes.

Pourquoi pas développer votre horizon en lisant une note technique intéressante sur l’économie comportementale et la finance comportementale ? Les biais cognitifs et l’illusion jouent une fonction utilité fondamentale dans nos comportements sociaux, économiques et financiers.

90 % représente le risque de perte sur le marché des changes (Forex) , le saviez-vous ?

80 % est le taux moyen de probabilité de nullité sur la valeur lors d’un investissement financier en options ou dérivés, le saviez-vous ?

1 an, c’est la durée moyenne de vie d’un spéculateur boursier au jour le jour – day trader – sur les marchés, le saviez-vous ?

1 vol sur 1, 2 million de vols en avion finit par un accident, le saviez-vous ?

1 chance sur 120.000 de mourir des suites d’une attaque d’un chien, le saviez-vous ?

1 chance sur 1240 de mourir suite à un incendie d’une maison ou d’un bâtiment, le saviez-vous ?

1, 18 % représente la probabilité de décéder à la suite d’un accident de voiture, le saviez-vous ?

100 % de chance de mourir un jour, le saviez-vous ?



Au milieu de la crise des dettes souveraines et suite à la crise financière de 2007–2008, je vous mets en ligne une actualité intéressante sur l’aversion au risque que j’avais rédigée à l’époque.

Le risque est inhérent et ne peut s’effacer si l’on veut gagner ?

La course à la réduction des risques est généralisée en temps de crise économique.

Comment peut-on gagner sérieusement de l’argent sans prendre de risque ?

Mathématiquement, c’est évidemment impossible à moins d’aimer le taux de rendement annuel de 2 % ou de travailler dans la fonction publique ou dans l’écosystème affilié.

Pourquoi ?

C’est une simple question d’offre et de demande.

Tous les investisseurs et épargnants cherchent le même produit miracle :

- Rendement maximum et garanti, 

- Capital garanti, 

- Sur une période courte, 

- Fiscalité minimale, 

- Déblocage à souhait du capital, etc.

Avec de telles exigences, la demande d’un tel produit est bien évidemment supérieure à l’offre possible impliquant mécaniquement une forte remontée des “droits d’entrée”.

Les droits d’entrée seront :

  1. Une capacité à anticiper le marché ;
  2. Une non–aversion aux risques (pas peur) ;
  3. Une solidité intellectuelle et psychologique de l’investisseur sur le temps, etc.

Ces derniers points mettent 99 % des investisseurs hors course pour obtenir une rentabilité maximale.

Les “risquophobes” finissent  par ouvrir un livret A à 2 % de rendement (voire plusieurs livrets A  même si c’est interdit). 

Nizar Fassi a écrit 37327 articles

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