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Joyeux noël : pouvoir d'achat

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Les mois passent en enfonçant un peu plus l'économie dans les tourbillons de la régression et de la récession. Evidemment, les choses se passent toujours plus mal pour les ménages les plus fragiles.

Noel est une fête mondiale qui va mettre les familles en situation financière encore plus délicate. Les remboursements des cadeaux et des festivités devront se payer au comptant dès la rentrée de janvier. Les dépenses en consommation et en achats superficiels pour la fête du nouvel an devront rester modérer. L'année prochaine risque d'être l'année la plus difficile de ce siècle avec une grave crise économique annoncée. Il faudra bien profiter des fêtes : un plongeon direct dans l'univers de la décroissance économique est prévu pour le 31 décembre au soir, juste après les 12 coups de minuit.

Le taux de chômage va exploser pour se retrouver à des niveaux hors du commun, à un taux bien plus élevé que les années 1980…avec la précarité en plus. Les familles monoparentales seront les premiers foyers à être touchés par la crise financière et immobilière ainsi que les petits commerçants. Les fonctionnaires endettés ayant de petits salaires risquent de subir aussi les aléas de l'économie, même si la protection étatique n'aura jamais été aussi désirée. Il est loin le temps de l'entrepreneuriat roi.

Le froid glacial de cet hiver a mis fin à une période stable où les rêves étaient encore possibles. Le tour de vis des banques et de l'état va faire fondre tous les espoirs des ménages français. Les projets de création d'entreprise retourneront dans les cartons, au fin fond de la cave. Les projets concrets ou délirants ressortiront dans 2 ans ou 3 ans au minimum, à moins que le traumatisme ne soit plus grave que prévu…

L'enchaînement des fermetures de sociétés privées dans le secteur de l'immobilier (agences immobilières, courtier en crédit ou promoteur) aura des conséquences directes sur les prix immo au m², l'emploi et l'économie toute entière. Le niveau bas des taux d'intérêts de la banque centrale européenne est à l'avantage des établissements de crédits mais pas à l'avantage des particuliers et investisseurs.

Les années du crédit facile, rapide et presque gratuit sont révolues. On apprendra vite à vivre dans la rareté. La concurrence va s'exacerber entre les petits gens dans tous les domaines de la vie sociale et économique. Les crises finissent toujours par remettre en cause toutes les modes :

-Mode de pensée,

-Mode de consommation,

-Mode de vie,

-Mode de dépenses

Les remises en cause seront nivelées, une fois encore, vers le bas. Le luxe continuera à prospérer pour les hauts revenus sans récession en vue pour ce secteur. Dans une crise, il y a toujours des gagnants qui exposeront encore plus leurs richesses aux yeux du monde.



Nizar FASSI a écrit 37503 articles

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