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| Par Nizar FASSI |

Destruction créatrice (définition)

Qu'est-ce que la destruction créatrice ? Définition et explications.

La destruction créatrice est une théorie économique portée par l'économiste Joseph Aloïs Shumpeter considérant que l'économie, sous le facteur de l'innovation, suit un mouvement cyclique et permanent de destruction d'anciennes activités par la création de nouvelles.

En filigrane, cette observation empirique du fait économique sous-tend que l'économie mime la théorie de l'évolution des espèces portée par le scientifique Charles Darwin.

Autrement dit, la destruction créatrice engendre la disparition des segments et agents économiques les moins adaptés aux besoins des écosystèmes d'affaires pour laisser place à de nouveaux marchés et acteurs plus évolués.

C'est une forme de sélection plus ou moins naturelle sous le poids de la succession des innovations technologiques ou découvertes sociales.

Il est à noter que la destruction est, le plus souvent, partielle plutôt que totale.

Exemple de destruction créatrice totale : disparition de l'énorme marché du transport en calèche avec l'innovation de l'automobile.

Exemple de destruction créatrice partielle : effondrement du marché du papier avec l'apparition de l'innovation du Web et des interfaces virtuelles.

Cela suppose une acceptation ou croyance à la loi du plus fort sous tous ses aspects dans les contextes étudiés ; cette assertion peut s'appliquer dans le cadre d'un système économique plus ou moins organisé et structuré par des règles et contraintes.

Au cours du temps, pour éviter le désordre ou l'anarchie économique engendrée par la destruction créatrice ou par d'autres phénomènes sociaux, les puissances publiques les plus évoluées ont essayé d'encadrer et contrôler les événements en impulsant des règles de marché définissant la loi du plus fort par la combinaison de ces facteurs :

  • la capacité de travail ou le coût d'investissement ;
  • le savoir, le savoir-faire, le savoir-être, les capacités intellectuelles ou de compétences manuelles ;
  • le respect de la législation ;
  • la prise réelle de risque technologique, économique ou commercial ;
  • l'éthique et la transparence.

Plus globalement, on parle de l'établissement d'un climat des affaires et de confiance sain dans lequel les agents économiques peuvent se concurrencer, pour contenir les effets complexes de la destruction créatrice, dans le cadre de règles strictes, affichées et appliquées.

Continuité de lecture via le sens du saut technologique, la puissance de la proposition de valeur pour son business ou l'émergence de l'économie circulaire.