Indice de confiance (définition)

Qu’est-ce que la confiance des ménages ? La définition de la confiance des consommateurs ? C’est quoi la confiance dans l’économie ? Comment se calcule l’indice de confiance ?

La confiance correspond à un sentiment de sécurité qu’éprouve une personne physique ou personne morale par rapport à une autre personne physique ou morale. C’est un crédit accordé, à raison ou à tort, dans le sens le plus strict du terme.

L’économie est basée sur la confiance entre les agents économiques pour assurer et garantir les échanges de biens et de services. La défiance, voire la méfiance, est la signification opposée à la confiance.

L’indice de confiance représente un indicateur synthétique chiffré permettant de réaliser des prévisions sur la consommation future des personnes physiques – ménages – et personnes morales – entreprises -.

Pour concrétiser ces indicateurs de tendances, les analystes et statisticiens s’appuient sur des enquêtes d’opinion adressées à une population représentative – un échantillon de consommateurs ou d’entreprises – afin d’évaluer leurs réponses positives ou négatives ainsi que les écarts entre les réponses optimistes et pessimistes.

Ces enquêtes d’opinion suggèrent donc une évaluation de la situation économique des consommateurs et des entreprises interrogés à l’instant présent ou à court terme. Les statisticiens essaient de mesurer donc une opinion ou un sentiment des consommateurs sur leur situation personnelle ou professionnelle à un instant précis.

L’indice de confiance permet surtout d’évaluer une évolution à la hausse ou à la baisse de l’écart entre les réponses positives et négatives des ménages et des entreprises – en mathématiques, on parle d’écart-type -.

Quelles sont les questions posées aux consommateurs et aux entreprises dans les enquêtes d’option des instituts de statistiques et cabinets d’analyse ?

Les interrogations téléphoniques et électroniques d’un échantillon d’agents économiques représentatifs tournent autour de :

– le sentiment sur la situation personnelle financière passée ;

– le sentiment sur l’opportunité d’achats, d’investissements et de dépenses futures ;

– le sentiment de la capacité d’épargne future ;

– le sentiment sur le chômage ou la perte d’emploi ;

– l’opinion sur le niveau de vie à venir ;

– l’opinion sur l’évolution de l’inflation des prix.

Lorsqu’on mélange les indices de confiance des ménages et des entreprises, les économistes évoquent la publication d’un indicateur composite.

Les indicateurs de confiance sont aussi une technique d’évaluation de la conjoncture économique pour essayer d’anticiper les soubresauts de l’économie en termes de taux de croissance, de ralentissement ou de récession.

Quels sont les indices et indicateurs de confiance les plus usités ?

En France, c’est l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui étudie le phénomène des indices synthétisés de confiance et publie ces indicateurs même si d’autres entreprises privées et institutions publiques disposent de leurs propres outils d’estimation.

Par exemple, l’indice de confiance de l’Insee se base sur une moyenne de longue période à 100 pour faciliter la grille de lecture des courbes évolutives : si l’indicateur synthétique mesuré est supérieur à 100 alors la confiance monte et si l’indicateur synthétique mesuré est inférieur à 100 alors la confiance baisse.

En Allemagne, les indices de confiance IFO – IFO est publié par l’Institut Ifo de recherche en sciences économiques basé à Munich en Allemagne – et ZEW – du Centre de recherche économique européen ZEW basé à Mannheim en Allemagne – sont utilisés par les agents économiques allemands et européens pour évaluer l’évolution de la confiance des consommateurs allemands et européens.

Aux États-Unis d’Amérique, les marchés et les économistes se reposent sur deux indices de confiance :

– l’indice de confiance publié par l’Université du Michigan ;

– l’indice de confiance publié par la Conference Board.

En Grande-Bretagne, l’entreprise Markit publie également un indice composite sur la confiance des entreprises – appelé indice des directeurs d’achat -.



Je me permets de vous présenter une actualité rédigée le 11 octobre 2008 afin d’illustrer concrètement, dans la vie de tous les jours, ce qu’une crise de confiance peut engendrer. La date de publication de l’actualité ci-dessous est intéressante car elle se situe en plein milieu de la grande crise financière de 2008. Vous verrez que le sentiment en économie est une donnée primordiale.

Crise de la finance et impact sur l’économie réelle, sur le pouvoir d’achat

Les établissements financiers et les banques françaises sont atteints par la crise de la finance mondiale.

Pour leur sauvetage, la banque centrale a plusieurs fois misé beaucoup d’argent sur le marché interbancaire en vue de leurs permettre d’avoir de la liquidité. Il faut savoir que les organismes/sociétés de crédits ne se prêtent plus d’argent et n’en prêtent plus aux particuliers. Le taux Euribor a atteint des niveaux stratosphériques.

La défiance entre les banques est totale car elles ne veulent plus se prêter d’argent.

Cette crise de la finance aura-t-elle un impact sur l’épargne des ménages français ?

À cette question, beaucoup d’économistes répondent par la négation car pour le moment aucun établissement/banque française ne courent de risque de faillite.

Cela est dû au fait que contrairement aux banques américaines US, les banques françaises n’ont pas fait de différences entre le secteur des investissements qui sont plus menacés, et celui des banques de détail, plus confiants, sur les PME et les particuliers.

Ensuite vient la loi de 1999 relative à l’épargne personnelle et à la sécurité financière qui à permis aux banques de financement de s’en sortir lorsqu’il apparaît une faillite, de mettre un fonds de garantie des dépôts (avec une somme sécurisée et assurée qui va jusqu’à  70.000 euros).

Et pour terminer, s’il arrivait qu’un établissement financier ou une banque soit en faillite, une nationalisation sera envisagée.

Les ménages français doivent-ils craindre pour leurs actions en Bourse ?

Selon les analystes interrogés de la banque de détail du Crédit Agricole, la nature des investissements en Bourse et de son montant dépendent de l’exposition des investisseurs particuliers et professionnels.

Ils ajoutent que les clients qui supportent une forte diminution des valeurs de leurs titres, il sera indispensable qu’ils arrivent à bien étudier l’offre avant de vendre et lorsque le besoin d’argent se fait sentir, il suffit de consentir à un prêt d’avance sur leurs actions tout en patientant que les actions boursières remontent.

Par contre pour les clients dont les actions en Bourse croissent, il leur est conseillé de transformer leurs titres en fonds communs de placement (FCP, FCPI), qui est un bon investissement financier.

De plus cette crise rend l’obtention des prêts aux ménages français plus difficiles surtout pour les prêts immobiliers et le rachat de crédit – on parle d’un resserrement du crédit -.

Les freins pour obtenir un emprunt sont : manque d’apport personnel des emprunteurs, la crise des liquidités et crise bancaire, manque de confiance et début de récession économique.

Les taux d’intérêt des prêts immobiliers sont à 5,5%, et hausseront peut-être jusqu’à 6 %, pour une durée de prêt sur 25 ans.

Le durcissement des prêts immobiliers aura un impact sur la baisse des prix sur le marché de l’immobilier d’environ – 7 % ou – 8 % durant trois ans et ce chaque année selon les prévisions d’analystes.

Cette nouvelle n’est pas la bienvenue pour les acteurs de l’immobilier (propriétaires, agences immobilières, promoteurs immobiliers).

En revanche, cette situation de défiance de l’économie, de la finance et de l’immobilier rebat les cartes pour les primo-accédants… s’ils trouvent un financement…

Nizar Fassi a écrit 37329 articles

Mathématicien de formation, je partage, avec passion pour la chose économique, des idées sur l'encyclopédie bancaire www.rachatducredit.com - à plus de 10 millions d'utilisateurs bancaires en France en 10 ans -.
Vos commentaires sont encore plus lus et influents : vos expériences sont essentielles.
Pour mes écrits, je m'inspire de plus de 25 ans de lectures quotidiennes sur l'économie. Et je tiens à remercier les contributeurs de Wikipédia, les fonctionnaires du service public, les journalistes des Echos, Le Figaro, Le Monde, AFP, AWP, Reuters, Agefi, La Tribune, Xerfi, etc. et je remercie toutes les autres sources que j'ai pu découvrir. J'invite les internautes à visiter ces sites Internet de qualité et à s'abonner.

2 commentaires en rapport avec “Indice de confiance (définition)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>