Contrat future, à terme et forward (définition et analyse)

Qu’est-ce qu’un contrat à terme ? La définition d’un contrat future ? Quelle est la différence entre le forward et le futures ? C’est quoi le cash settlement ? Exemple concret pour tout comprendre.

Un contrat à terme représente une convention ferme d’une livraison d’un sous-jacent à une échéance future – appelée aussi maturité – en respectant des conditions prédéfinies dont voici les principaux éléments caractéristiques :

  1. un engagement ferme entre 2 contreparties ;
  2. un achat ou une vente d’un actif sous-jacent ;
  3. une quantité prédéterminée d’actifs sous-jacent ;
  4. un prix convenu en avance ;
  5. une date d’échéance ou une maturité prédéterminée.

Ce sont des instruments financiers qui se négocient sur un marché structuré, standardisé, localisé précisément et organisé à terme. Il existe une chambre de compensation permettant de jouer l’intermédiaire ou le tiers de confiance entre les parties prenantes.

En langue anglaise, on parle de futures pour désigner cette classe d’actifs.

Le contrat à terme fait partie intégrante de l’ensemble des produits dérivés. La négociation ne se réalise pas de gré à gré, à la différence des contrats dits forward – ces derniers ne sont pas standardisés en dates d’échéances et en montants.

Le contrat à terme – produit dérivé – de type forward est dit sur-mesure.

Dans la pratique financière, les livraisons de produits ou d’actifs sont rares, les acheteurs et les vendeurs – les deux contreparties – réalisent seulement la différence de prix, entre le prix du marché et celui négocié en avance, en règlement à la date indiquée sur le contrat.

À la date du dénouement, le processus de règlement est appelé cash settlement.

Plus : La liquidité du contrat à terme futures est bien plus forte que le contrat forward réduisant le risque de défaut. Autrement dit, le forward est un outil très risqué car l’investisseur/le trader peut se retrouver sans aucune contrepartie acheteuse en face.

On rappelle que les contrats à terme restent le premier produit financier mondial en termes de volumes échangés, même si de nombreux opérateurs ne savent ce que ces transactions incluent.

Voici la formule mathématique pour le calcul de la valeur d’un contrat à terme :

Valeur du contrat à terme  = (le cours du contrat à terme) * (le nombre de contrats à terme) * (la valeur d’un point d’indice).

Exemple concret sur le contrat à terme le plus échangé en France :

J’achète un contrat sur l’indice CAC 40 dont le nom est précisément CAC 40 Index Future. Autrement dit, je vais faire un pari sur l’évolution de l’indice le plus connu de la Bourse de Paris.

Je choisis une échéance proche de 10 jours pour parier dans un futur proche. La composition de l’indice CAC 40 est exprimée en points – 4000 points ou 5000 points à la date X par exemple.

Chaque point de l’indice correspond à 10 euros afin de déterminer une valeur nominale au contrat. Si l’indice du CAC 40 est à 4900 points à la date X, par exemple, alors la valeur du contrat sera de 4900 * 10 = 49.000 euros à cette date précise.

J’ai 3.000 euros sur mon compte de trading que je place sur l’achat de ce contrat. Ces 3000 euros sont appelés le dépôt de garantie – débité de mon compte par le courtier, le broker ou la banque afin de les confier à la chambre de compensation qui gère les contrats à terme.

10 jours plus tard, au dénouement du contrat, l’indice CAC 40 se retrouve à 5100 points. Je gagne un bénéfice de (5100 – 4900) * 10 = 2.000 euros.

En revanche, si l’indice CAC 40 se retrouve à 4700 points alors je perds (4900 – 4700) * 10 = 2.000 euros.

Dans l’exemple, je ne tiens pas compte des frais de Bourse – frais moyens constatés de 0, 2 % du montant investi, pour 3.000 euros investis, il faut compter en frais boursiers environ 6 euros… pour 30.000 euros via l’effet de levier – un crédit donc -, il faudra compter 70 euros en moyenne constatée.

Poursuivez votre lecture en lisant une analyse sur la gestion du collatéral sur les marchés financiers, sur le repo, sur la couverture des risques ou sur les trackers ETFs.

Complément : Les opérateurs financiers français utilisent les contrats à terme principalement l’indice du CAC 40 – le produit dérivé CAC 40 Index Future (FCE qui s’échange sur le marche à terme français MATIF). 

Ils parient sur la hausse ou la baisse au futur de cet indice des 40 entreprises les plus valorisées de France sur la place financière parisienne afin de gagner une plus-value le plus rapidement possible.

Il y a autant de contrats possibles à terme que la limite de l’imagination humaine et de la puissance des supercalculateurs : contrats sur le prix du pétrole, de la matière agricole, des devises, des actions, des obligations, etc.

Vous pouvez lire mon article sur la signification et des exemples d’actifs sous-jacents.

90 % représente la probabilité moyenne de perdre sur le marché des changes du Forex, le saviez-vous ?

Le CAC 40 Index Future est le contrat à terme le plus échangé en France, le saviez-vous ?

Le contrat d’option n’est pas un contrat à terme ; ce dernier est un engagement ferme et non optionnel, le saviez-vous ?

Une position longue signifie une position acheteuse, le saviez-vous ? Une position courte est une position vendeuse.

L’effet de levier est utilisé massivement sur les contrats futures, le saviez-vous ? En moyenne constatée, les investisseurs utilisent un effet de levier de 10 à 20, c’est-à-dire que le dépôt de garantie représente 5 à 10 % de la valeur du contrat. Les risques de gain et de perte sont extrêmement élevés.

Un dépôt de garantie sera exigé pour les contrats à terme, le saviez-vous ? Les appels de marge sont exigés ultérieurement en fonction de l’évolution du contrat. L’appel de marge peut ruiner l’investisseur…

Les études analytiques ont montré que 15 ans est la durée suffisante en investissement boursier pour dégager un taux de rendement annuel moyen élevé de l’ordre de 6 %, le saviez-vous ? Pour gagner de l’argent et créer de la valeur, le temps long reste l’option la plus solide.



Pour illustrer l’explication des contrats à terme et future, voici une actualité datant du 3 novembre 2009, en pleine ébullition financière, pour vous plonger rapidement dans une forme de réalité virtuelle à la travers une histoire récente pouvant vous inspirer :

Les contrats de futures, outils obligés de l’investisseur ? Une solution d’investissement sur les fonds de matières premières !

L’investissement dans les matières premières est une solution efficace pour une diversification d’un portefeuille pour un investisseur particulier ou institutionnel.

Les actifs en matières premières procurent un taux de rendement satisfaisant sur le long terme quelque soit le cycle économique.

La demande des agents économiques est si forte que la valorisation des matières premières est une véritable couverture contre la crise et l’inflation.

La rareté est le principal atout des “commodities”.

L’investisseur peut investir selon différents modes sur les matières premières :

  1. les trackers indiciels ;
  2. les certificats, CFDs ;
  3. les options futures (contrats de futures commodities) ;
  4. les fonds d’investissement sur les matières premières.

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Nizar Fassi a écrit 37328 articles

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