Loterie immobilière : rêve ou réalité

Qui dit mieux ! Un appartement à vendre à 5 euros… près de Madrid (Espagne) ! Rêve ou réalité ? La loterie immobilière est-elle légale en France ?

Cette histoire que je vais relater – diffusée par les grands médias espagnols et relayée par les médias français – est probablement véridique ; difficile de vérifier les détails donc prudence.

Seulement avant de s’engager à souscrire à des crédits bancaires pour un logement, il faut prévoir parfois le pire si un jour on se trouve incapable de rembourser son crédit, en cas de problème financier ou de surendettement par exemple.

Quelquefois, on peut faire preuve d’ingéniosité, même avec tous les créanciers bancaires sur le dos !

L’histoire se passe à Madrid avec un dénommé M. Rodriguez, un agent immobilier espagnol.

En 2005, l’Espagne avait mis un système pour encourager les ménages aux revenus modestes à acquérir des logements avec des crédits bancaires.

On parlait alors d’Espagne des propriétaires ; l’économie espagnole était en fête. Tout ou presque était possible.

Comme beaucoup d’autres, M. Rodriguez pensait profiter des promesses de la croissance économique, il a donc présenté son dossier pour l’achat à crédit d’un appartement de 70 m² dans la banlieue madrilène, composé de deux chambres, une cuisine aménagée, une terrasse et un garage.

Il voulait habiter tout près de sa fiancée et vivre le bonheur absolu. Ce dernier travaille comme agent immobilier après avoir essayé le domaine touristique en tant qu’animateur touristique et organisateur de fêtes.

Avec ce nouveau job dans le secteur de l’immobilier en plein boom, il a commencé à générer des sommes d’argent importantes lui permettant d’acheter son appartement pour 175 000 euros, avec un crédit à taux d’intérêt variable.

Pendant ce temps, l’Espagne était en plein boom. Il suffisait de lever les yeux vers le ciel les grues de construction.

Le pays s’était transformé en un vaste chantier. Quelle mutation de la nation ibérique : en effet, quelques décennies auparavant l’Europe du Sud était considérée comme une zone géographique relativement pauvre.

Si bien que les actifs immobiliers s’arrachaient et les prix grimpaient à des niveaux anormaux.

Tout ce qui ressemble à un habitat pouvait s’échanger sans trop de difficulté ; cette croyance ou certitude était diffuse auprès des ménages.

Toutefois, la célèbre crise des subprimes et financière de 2008 – déclenchée aux États-Unis d’Amérique – a fini par toucher l’Espagne des propriétaires endettés, voire surendettés.

Du coup, M. Rodriguez a subi le retournement de la conjoncture et a perdu son emploi.

Il est rentré finalement dans une phase de problème de remboursement de son crédit immobilier à taux révisable avec sa banque.

Les échéances mensuelles ne sont plus payées et elles s’élèvent à 1 000 euros/mois…

Sans salaires ni revenus, on peut parler de situation de surendettement.

Les alternatives possibles ?

Vente pure et simple de son logement ? Saisie immobilière par les tribunaux pour rembourser les créanciers ? Une vente à réméré ?

Une solution de rachat de crédits ou une renégociation du prêt immobilier ?

Aucune de ces solutions financières n’a été choisie par M. Rodriguez.

Comment payer alors sa banque sans perdre son argent !

M. Rodriguez a mis son appartement en vente en vain, personne n’en voulait… crise du crédit oblige.

Le stock de logements vides ou en cours de construction atteint des sommets ; en bref, l’offre est supérieure à la demande.

L’appartement du protagoniste n’intéressait plus personne.

Après avoir passé des nuits blanches, à cauchemarder que la banque pourrait s’emparer par saisie de son appartement, il a eu une idée géniale !

Il a une inspiration : pourquoi pas vendre des tickets de loterie ?

Un an seulement lui a été accordé, pour régler sa situation financière auprès de l’organisme financier.

Il a donc eu l’idée de faire de la loterie en se basant sur son site (www.elpisodecincoeuros.com qui ne fonctionne plus actuellement) ; il propose 64 000 tickets à 5 euros par billet, l’équivalent de la somme de sa propriété : 320 000 euros.

Afin de vendre ses billets de loterie, il affiche sur son site le slogan suivant : « Pour 5 euros, tu peux gagner un appartement et moi retrouver le sommeil’’ !

La proposition est alléchante !

Etant donné que pour l’achat d’un seul billet de 5 euros, l’heureux gagnant peut devenir propriétaire du bien, en bénéficiant de tous les droits, sans avoir à payer de frais de crédits, le notaire ou la TVA, cette opération lui a fait vendre 1 800 coupons en quelques jours seulement.

M. Rodriguez semble avoir trouvé une solution adaptée.

Sauf que du côté de M. Rodriguez, les choses ne sont pas aussi roses car il se sent ou est victime d’un système bancaire et immobilier qui ne fait pas de cadeau en cas de défaillance.

Important : la législation française interdit l’organisation d’une loterie immobilière si l’on se fie à une publication de Ooreka.