S’il nous incombe donc effectivement une part de responsabilité dans celui-ci, elle est due au fait que nous avions géré notre budget familial sans rigueur. Ceci sans <<jeter l’argent par les fenêtres>> car nous ne vivions pas luxueusement et nous nous privions énormément. C’est pourquoi ? J’estime notre part de responsabilité comme minime comparée à celle qu’a la société en elle-même et l’état en particulier et n’ai nullement à avoir honte de notre situation financiere, car malgré un surendettement colossal, nous n’avons jamais failli à nos obligations contractuelles de nous acquitter de nos dettes et avons toujours réussi à nous en sortir ; sans devenir des assistés chroniques profitant des réformes que les polichinelles qui se chassent aux gouvernements successifs mettent en place pour les servir.
Il est vrai que nous avions pris des risques insensés en nous hasardant dans cette aventure, qu’est l’accession à la propriété, sans un sou de côté pour assurer nos arrières. Il est également vrai qu’à l’époque où nous nous sommes lancés là dedans, la conjoncture economique nous était favorable puisque les salaires augmentaient de façon à toujours dégager un pouvoir d’achat. Ce qui malheureusement n’est plus le cas à l’heure actuelle ou les augmentations de salaire suffisent à peine à couvrir les augmentations des charges sociales et autres rackets de la part de la mafia qui nous gouverne. Ceux-ci étant destinés à entretenir les délinquants chroniques et les 70 % de chômeurs professionnels que compte ce pays, afin d’avoir leur voix lors des prochaines élections et sous lesquels nous font crouler les gouvernements successifs dans ce pouvoir du fric et de l’injustice qu’ils osent appeler la démocratie. Le rêve peut très vite se transformer en cauchemar si l’on tient compte du risque de se retrouver au chômage du jour au lendemain. A cela, il faut ajouter : la maladie, l’alcoolisme, l’accident, pour n’en citer que quelques-uns. Les deux premiers étant souvent liés au chômage dont ils sont conséquents.
J’estime donc que mon épouse et moi-même n’avons pas à avoir honte de notre situation et vous pourrez en juger par vous-même à travers le récit de notre histoire qui retrace les problèmes qu’a connu notre couple, sur la période où notre surendettement était catastrophique et au dire de notre banquier lui-même ; sans plus aucun espoir de nous en sortir sans vendre notre maison (n’ayant, à cette époque, rien d’autre que cela à vendre) . Cette situation désespérée allait de 1981, où nous avions signé un contrat de prêt PAP pour l’accession à la propriété, à 1993 où, suite à des remboursements de crédits représentant plus de 95 % de nos revenus allocations familiales comprises, nous nous sommes enfin résolus à demander de l’aide. Aujourd’hui, en 1997, bien qu’étant toujours en surendettement et étant toujours et encore victimes du mauvais sort, nous avons enfin retrouver un équilibre budgétaire nous permettant de revivre un peu plus correctement ; bien que celui-ci soit encore fragile car nos dettes représente encore plus de 70% de nos revenus et salaires. Et ceci sans jamais avoir eu affaire à un huissier de justice ou à une quelconque instance judiciaire.
Avis:L’auteur montre d’où provient son endettement:l’accession à la propriété. Devenir proprietaire est un engagement lourd de consequences puisqu’on s’engage sur 30 ou 40 ans avec des mensualites de credits immobilier non negligeables, sans compter les taxes en impots fonciers, les travaux et entretiens, les frais de notaires, les interets de la banque… et surtout les aleas de l’existence (precarité, chomage, maladie, separation…). En plus , si on a contracté un credit immobilier à taux variable ou revisable….les montants des echeances peuvent exploser avec la montée des taux interbancaires….L’auteur pointe du doigt la responsabilité des pouvoirs publics avec leur inaction dans la causes et consequences du surendettement chronique.Les banques francaises ne sont pas encore montrées du doigt….avec les frais bancaires et commissions qu’elles engrangent… L’union européenne commence à reflechir à mettre les banques en concurrence à l’échelle européenne .C’est à dire qu’un particulier en france pourra faire une demande de pret immobilier ou credit à la consommation à une banque allemande ou autres pays de l’union europeenne.Ce qui impliquera une concurrence sur les taux d’interets, sur les frais bancaires,sur les conditions d’acceptations …
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