Vendredi 25 avril 2014

Solution financière en banque étrangère pour particulier en surendettement

UN PEU DE CHANCE ET BEAUCOUP D’AUDACE:embauche même en cas de situation financière difficile.

Comme dit, cette entreprise dans laquelle nous travaillions était en train de remplacer toutes ces vieilles machines par des robots gérés par ordinateurs et autres commandes numériques.C’est une société en plein développement,ce qui pouvait me laisser une chance de l’intégrer en contrat de CDI et sortir de la galère du surendettement et des problèmes d’argent.

Il m’arriva un jour, alors que j’attendais mon patron dans son bureau, en compagnie du responsable de production de cette dernière, d’entendre la secrétaire de notre employeur, téléphoner à plusieurs bureaux pour demander de l’aide, car étant perdu dans le programme de gestion de données qu’elle utilisait depuis peu et dont elle n’arrivait plus à s’en sortir, alors que désirant modifier une donnée dans un champ, elle n’arrivait pas à accéder à celui-ci.

Comme personne ne semblait pouvoir la renseigner, je me suis permis de lui suggérer de mettre mes connaissances en informatique à ses services. Connaissances en fait assez limitées, mais l’informatique n’étant qu’une question de logique et d’autant plus que la plupart des opérations à effectuer étaient disponibles sur menu, j’ai pris le risque de me tourner à la dérision en effectuant une tentative. Après plusieurs essais infructueux, nous sommes tout de même arriver à trouver la solution au bout de quelques minutes.

Je voulais montrer que j’avais des compétences.Le responsable de production savait que mon employeur ne pouvait m’embaucher définitivement, bien qu’il le souhaitait, ce dernier ayant un grand chantier en projet en Iran pour l’année suivante. Comme je n’étais pas disposé à suivre celui-ci dans une région aussi instable, il me demanda si je ne serais pas intéressé par un emploi de conducteur de machines dans l’entreprise.

Etant donné que j’ai déjà des connaissances en informatique, je pourrais bénéficier d’un stage de perfectionnement et conduire ensuite les machines dont j’avais contribué à l’installation et en connaissais donc déjà le principe de fonctionnement. Tous ceci était pour moi un plus non négligeable qui me permettrait après formation d’accéder au groupe de salaire le plus élevé dès le départ.

UN COUP DE POKER REUSSI

Cette formation devait durer six mois et le salaire qu’il me proposait durant cette période était d’environ 1200 euros net (au taux de change de l’époque), pour ensuite atteindre rapidement celui que j’avais alors en temps qu’intérimaire. La perte d’environ 700 euros de salaire par mois, même si cela ne devait durer que six mois, était pour moi totalement inconcevable.

J’ai donc catégoriquement refusé en lui faisant bien comprendre que pour moi la perte de salaire était trop importante. Avec le montant global de nos dettes en crédits immobiliers ou prêt à la consommation (crédit revolving, réserve d’argent),on ne pouvait pas se permettre une diminution de nos ressources financières!Le surendettement ne laisse aucune place au hasard:le moindre euro compte…si mon patron savait dans quel merde financièrement on était.

Pourtant, travailler dans cette entreprise où la mentalité est totalement différente de celle des entreprises en France et surtout qu’il s’agissait d’une usine qui semblait très nettement à l’abri du manque de travail, puisque embauchant à tour de bras et faisant des heures supplémentaires au point de travailler les week-ends, m’intéressait énormément. Quelques jours après mon refus, le responsable de production revint me relancer en me proposant cette fois l’équivalant, au taux de change en vigueur à l’époque, de 1300 euros nets par mois.

Voyant qu’il semblait décidé à m’avoir dans cette équipe et sachant que de toute façon je ne pourrais rester plus de six mois dans cette entreprise en temps qu’intérimaire et que ces six mois touchaient à leur fin, je me suis donné un temps de réflexion, non sans lui rappeler une fois de plus que cela ne répondait toujours pas à un minimum nécessaire pour m’inciter à dire oui! En fait, j’allais dire oui !

Lorsque me disant que s’il est venu deux fois, il reviendra peut-être une troisième fois. Et là, j’ai joué une véritable partie de poker. J’ai dit NON ! En invoquant une fois de plus l’énorme perte de salaire. Il était parti en me disant que c’était bien dommage car il ne pourrait pas faire mieux. Pourtant, quelques jours plus tard, il revint. Cette fois la proposition portait sur 1400 euros nets mensuels et garantis et là ! Je sentais que c’était l’ultime proposition, à prendre ou à définitivement laisser.

Sachant que je ne toucherais ce bas salaire que durant six mois vu qu’il me garantissait un minimum de 1500 euros nets par la suite, j’ai accepté et c’est ainsi que le 10 août 1992 je fus embauché à durée indéterminée dans cette entreprise où j’ai travaillé jusqu’au 24 avril 1995. Aujourd’hui je travaille comme chef d’équipe dans une autre entreprise en Allemagne avec bien entendu le salaire en conséquence.

Avis: Il cherche à tout prix à sortir des difficultés de paiement et d’argent en allant trouver du travail ailleurs,qui est mieux rémunéré.Avec l’inflation de l’époque et le taux de chômage élevé,l’auteur n’avait pas d’autre choix que d’aller outre-Rhin pour gagner plus d’argent et éviter les impayés de mensualités à la fin du mois.La recherche d’un meilleur niveau de vie que les conditions d’un petit salaire au SMIC(smicard) est une solution financière contre le surendettement.

A l’époque,la stagnation des salaires est une réalité toujours d’actualité.Comment peut-on consommer plus (sans avoir recours aux crédits revolving,crédits à la consommation, prêt immobilier..) sans gagner plus d’argent ?

Les organismes de crédit et société financière incitent pourtant à prendre des emprunts pour compenser des revenus en berne.Le marché de l’emploi précaire en France est en pleine progression (travail à temps partiel,cdd,interim..),ce qui développe encore plus l’insécurité financière et les risques d’endettement des particuliers.

La banque de France s’inquiète d’ailleurs du développement des dossiers de surendettement et de la pauvreté grandissante des ménages francais.Le comptage des dossiers de surendettement déposés à la banque de france est un bon indicateur de l’évolution du surendettement en France. Il faut signaler qu’il ne correspond pas au nombre réel de personne surendettée en France.Un bon calcul serait de savoir quelle est la proportion de personne ne dépose pas leurs dossiers  à la commission de la banque de france.

Une simulation de rachat de crédits est possible en complétant le formulaire en haut de cette page.

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