NOUS CONTINUERONS A LUTTER ET NOUS VAINCRONS
Comme vous pouvez le constater lorsque l’on est en surendettement ont est en lutte perpétuelle et le moral en prend souvent un gros coup. C’est pourquoi il faut plus que jamais que le couple se sert les coudes.
La commission d’examen des situations de surendettement ou le juge, doivent être les ultimes recours. Mieux vaut agir soit même tant que la situation le permet encore. Bien entendu si celle-ci est proche de celle que nous avons connue, il n’y a plus d’autre alternative. Cependant, il faut alors être très vigilant. Car si la commission ou le juge peuvent vous aider, ils ne peuvent pas faire de miracles. Ils pourront peut-être réduire un peu vos remboursements mensuelles, mais par les temps qui courent, il ne faut pas croire que cela soit suffisant. Dans un sens nous regrettons un peu de ne pas avoir vendu notre maison une fois que notre situation ce soit un peu améliorée. Car aujourd’hui, nous ramons encore pour joindre les deux bouts et nous subissons encore et toujours les méfaits de ce que je qualifierais de mauvais sort. Notre situation n’est certes pas ce qu’elle était en 1990, mais nous sommes à nouveau obligé de faire extrêmement attention à nos dépenses. Seul le fait de savoir que nous n’avons plus que 6 ans à tenir à ce régime, vu que notre remboursement de crédit sur la maison sera fini, nous donne espoir d’arriver à mettre fin à ce qui devait être un rêve au départ et qui est devenu un affreux cauchemar au fil du temps. Et si nous ne vendons pas maintenant, c’est que nous estimons que ce serait stupide d’avoir lutter tant d’années. Nous estimons en effet que vendre cette maison maintenant que nous avons passé les trois quarts de la durée de notre prêt, serait comme avoir traversé l’océan à la nage pour nous laisser couler au bord du rivage alors que nous commençons à avoir pieds. Toutes les privations que nous avons connues, toutes les souffrances que nous avons endurées, l’auraient donc été pour rien.
En 1995, mon épouse à trouver un poste à mi-temps comme femme de chambre dans un grand hôtel de la ville. Dans la même année, l’entreprise dans laquelle je travaillais commençait à avoir des difficultés suite à une mauvaise gestion (quand je vous disais que même les entreprises paraissant en bonne santé pouvaient ne vous offrir qu’une sécurité de l’emploi éphémère), des licenciements commençaient à se faire, le salaire n’était plus payé ponctuellement et réduit de certaines primes. J’ai donc pris les devants et me suis cherché un autre employeur en Allemagne. C’est ainsi qu’en avril 1995, j’ai décroché un emploi de chef d’équipe dans une entreprise de fabrication d’objets en matières plastiques par injection. Poste que j’occupe encore à ce jour et qui m’assure un salaire assez confortable de par la valeur du Deutsch Mark sur le marché du change.
Au 31 juillet 1995, l’entreprise que je venais de quitter fermait définitivement ses portes. Les ouvriers n’ont pas touché leur dernier salaire avant plusieurs mois d’attente et certains d’entre eux sont encore au chômage à ce jour. Parmis eux, de nombreux Français.
Comme quoi ? si l’on se fixe un but dans la vie, que l’on ne se détourne pas de cet objectif, que l’on ne cesse de penser à l’atteindre en en faisant une véritable obsession, on arrive à un résultat positif.
Mon épouse et moi nous nous sommes fixé le but de survivre à l’enfer du surendettement. De mettre tout en œuvre pour y arriver. Comme par miracle, à chaque fois qu’un problème surgit; nous trouvons une solution pour le résoudre. Parfois, nous ne nous inquiétons même plus. C’est un peu comme si celui-ci était prévu et qu’il ne pouvait être autrement que surmonter. Avant de poser ma candidature à ce poste de chef d’équipe, je n’avais jamais vu une presse à injecter, je n’avais aucune connaissance en fonderie de matières plastiques. Je répondais certes au profil du candidat recherché par cette entreprise mais dans le domaine de la fonderie métallurgique et non plastique. Mon Curriculum Vitae donnait bien cette précision. Pourtant, je voulais ce poste, je voulais quitter cette entreprise dans laquelle je sentais mon emploi menacé pour un poste encore mieux rémunéré. Aujourd’hui, en cette fin de 1997, bien qu’ayant encore et toujours un endettement très élevé, je pense quand même que mon épouse et moi ; nous pouvons être fier de nous et du respect que notre entourage, nos créanciers et notre banque témoigne en notre faveur.
Avis: L’auteur a montré comment il a résolu ses problèmes d’endettement.Ce manuscrit a permit de faire partagé son experien du trop de crédit, d’un taux d’endettement excessif ,et comment il est sorti du surendettement. Il a montré les différentes étapes qu’il a connu : problèmes juridiques,impayés,souscription de crédit à la consommation et immobilier,rachat de credit et les procédures de négociation à la banque france.
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