Prise de pouvoir:L’immobilier s’enfoncera au niveau que le marché aura décidé?

Vendredi 10 fevrier 2012

Prise de pouvoir:L’immobilier s’enfoncera au niveau que le marché aura décidé?

Amiral Building, Marina Baie des Anges, Villeneuve LoubetL’enfoncement des prix immobiliers au m² ne fait que commencer!

La baisse de la valorisation des maisons/appartements/bureaux professionnels continuera jusqu’à que le marché le décide.Ce ne sont pas les médias,lobbies immobiliers ou bancaires qui décideront la reprise des transactions et à quel hauteur de prix d’achat/de vente.

La prise de pouvoir de la tendance immobiliere est un jeu dangereux pour les ménages,les promoteurs,l’emploi et l’économie en général.

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  • Une Réponse to “Prise de pouvoir:L’immobilier s’enfoncera au niveau que le marché aura décidé?”

    1. Olbia dit :

      Bonjour,

      Le terme enfoncement des prix immobiliers ne me semble pas correspondre aux réalités sous-jacentes.

      Quel que soit le pays partageant le même système économique, c-à-d.fondant ses marchés sur l’offre et la demande – qu’il s’agisse de la main d’oeuvre ou des matères premières et industrialisées – il devrait être encadré par un organe étatique capable d’anticiper le spectre des crises qui se pointent.
      L’immobilier, le marché le plus sensible parce qu’il est le socle sur lequel toute l’économie d’un pays repose et que toute un population est qualifié dynamique ou essoufflée.
      Si le marché de l’immobilier initie de l’équilibre, l’économie a des chance d’être saine. Si l’immobilier entreprend une marche forcé vers la spéculation, il initie de l’instabilité que nul ne peut dire comment l’arrêter.

      La crise des crédits qui vient de se pointer à nous n’indique pas tout de suite les responsables. C’est pourtant bien les milieux immobiliers qui le sont au premier chef. Les banques ont été piégées dans leurs activités de transferts, de trafics et de capitalisation. Elles font des affaires (hors de ses compétences et de ses performances). Elles n’ont pas cru qu’en participant à ce marché sous titrisation, elle participait aux profits. Mais ces derniers ne représentent pas l’équivalent des réserves à hauteur de ce que les bien devaient promettre: les crédits et leurs produits dérivés, pas positif après une certaine ligne franchies deviennent des biens illiquides. C’est cette rupture dans le mécanisme de la circulation continue qui a provoqué le déséquilibre.
      La spéculation, même exagérée ne génère des profits que si aucun accident ou obstacle n’en vient à bloquer sa circulation. Ainsi, comme de la circulation du sang, il résulte immédiatement d’une thrombose si une obstruction venait à se produire.
      La spéculation a outrance sur la pierre a amené les simples amateurs (acquéreurs par le biais de sociétés d’investissements) à participer à l’assèchement des crédits. Les crédits toujours croissants, ne représentent plus la valeur des biens qui restent réservés aux banques comme patrimoine hypothécaire.

      Alors, dire que les prix de l’immobilier s’enfoncent, c’est faux. Les prix avaient trop décollé de la réalité économique et bancaire, ils avaient dérivé à tel point qu’ils ont provoqué la DÉSTABILISATION. Nous assistons à sa déflation. La déflation nous amène des problèmes de dévaluations terribles, des problèmes d’ajustements difficiles, et forcément à la baisse à cause de la perte des repaires dans la géographie des politiques économiques locales ou planéraires. Toujours est il que les ré-ajustements font perdre de vraies valeurs par manque de clientèle et par excès insupportables de charges qui font dégringoler physiquement la pierre (le construit) ainsi que leur prix.
      Ce sont des dizaines de millions d’euros qui se perdent chaque jours dans chaque pays à cause de l’immobilisation générale et de sa propre immobilisation.
      Le gros problème actuel c’est la charge du DESINVESTISSEMENT.
      Cette déconnexion, comme une volonté d’ignorer les évolutions inéluctables des pays émergents, d’ignorer qu’on fait partie des pays en fin de course d’un système, ne nous permet plus de faire des évaluations pertinentes, à savoir une nouvelle orientation de l’industrie et du commerce, dans les mesures stratégiques de développement ou dans de nouveaux modes d’exploration des ressources.

      Pour simplement contester cette assertion du prix de l’immobilier qui s’enfonce, il suffit de se reférer aux différents projets initiés par les collectivités publiques pour comprendre que le logement,par exemple, lorsqu’il ne subit pas la spéculation foncière – problème qui va prendre une forme dramatique et inédite ces prochaines 30 à 40 années – il peut être de 30 à 60% moins cher. Les matériaux, la main d’œuvre, les honoraires, le prix du terrain etc. se réajustent facilement au niveau d’avant la crise, majoré de 5% maximum d’inflation annuelle. Avec le taux hypothécaire qui baisse, le dépassement annuel ne représente plus 5%.

      Il faut dénoncer le profit de 60 à 70 % du prix qui n’est pas toujours réinvesti dans l’entretien ou la construction du nouveau bâti. Une grande part de ce profit était reparti dans le circuit des Hedge Funds qui ont détruit massivement et en peu de temps les activités industrielles et commerciales.

      L’immobilier doit rétablir son propre équilibre s’il veut que l’ensemble des activités reprenne, et que les crédits ne soient plus une irréalité virtualisée qui appauvrit le travail et qui dévalorise ses produits.
      Ce n’est pas en incitant les banques à se muer en agences de rabattage de fonds que l’immobilier sera à nouveau grassement alimenté.
      Seul les milieux de l’immobilier et des assurances peuvent compter sur leurs avoirs, toutes les autres institutions ne possèdent que des chiffres: des avoirs bien immatériels.
      L’état, lui possède le potentiel au travers de ses travailleurs: citoyens producteurs de biens et de services, contributeurs et consommateurs de cette machine économique.
      L’immobilier et les assurances sont les deux marchés qui ont besoin de cadre, de surveillance et de contrôle systématique. Autrement c’est le capitalisme industrieux qui meurt au profit d’olligarchies mafieuses.