Les déboires du marché automobile mondial
Après l’aide accordée par les Etats à leur marché bancaire et financier c’est au tour des constructeurs automobiles de réclamer leur part du gâteau.
Ainsi du côté européen on ne fait pas encore appel à l’aide publique mais cela ne devrait tarder au vu des résultats enregistrés sur le mois d’octobre à savoir un repli de 14,5% des immatriculations. Les prévisions de PSA en la matière sur le quatrième trimestre faisaient état d’une baisse de 17% des immatriculations ce qui pouvait paraître pessimiste à l’annonce cependant plus le temps passe et plus ces prévisions s’avèrent réaliste. Aujourd’hui ces dernières pourraient même être qualifiées d’optimiste au vu de la vitesse de détérioration du marché automobile dans le monde. La tendance à la baisse s’accélère.
Au niveau de la France la baisse s’accélère mais n’atteint pas les records de certains pays d’Europe. Ainsi on constatait une baisse de 7,3% des ventes de véhicules neufs au mois d’octobre mais le mois de novembre fut moins clément avec une réduction de 14% des immatriculations dans le pays. Ces informations, communiquées par le Comité des constructeurs français d’automobile (CCFA), nous permettent de constater clairement la détérioration de ce marché. Par contre bien que le retournement du marché automobile soit une réalité on constate tout de même que certains constructeurs s’en sont plutôt bien sortis le mois dernier avec des résultats positifs. Ainsi le groupe FIAT enregistrait une augmentation de ses ventes de l’ordre de 9% et Renault de 2,3% en France.
L’exemple de l’Espagne est plus représentatif de ce marasme avec des résultats en chute libre. Les ventes ont connus une baisse de 40% en octobre et le mois de novembre a encore battu le record avec une baisse de 49,6% des ventes. Déjà impacté par une crise immobilière sans précédent l’Espagne voit à présent son marché automobile toucher le fond avec des ventes toujours plus mauvaises d’un mois à l’autre.
Cette baisse très prononcée des ventes de véhicule en général fait tout de même le bonheur d’un segment automobile à savoir les citadines. Moins chères et plus économes elles ont connues une augmentation de 12,4% de leurs ventes pour représenter 50,3% des ventes d’automobile selon la CCFA.
Du côté américain c’est tout simplement une débâcle qui est en train de s’opérer. Les « Big 3 », General Motors (GM), Ford et Chrysler, vont très mal à commencer par General Motors qui se trouve en position de quasi-faillite. Le géant outre-atlantique essaie de convaincre les investisseurs et les créanciers obligataires. Les premiers à investir dans le groupe et les seconds à échanger leurs obligations par des actions ce qui permettrait au groupe de solder certaines de ses dettes.
Pour Ford la stratégie est différente puisque le groupe privilégie plutôt la vente de ses filiales. Ainsi après Aston Martin, Mazda, Land Rover et Jaguar c’est au tour de Volvo d’être vendu. Le groupe résiste mieux à la crise que son compatriote GM étant donné que le constructeur possède une réserve de 19 milliards de dollars couplée à une possibilité de crédit de 10,7 milliards de dollars auprès des banques.
Chrysler est pour sa part moins loquace et fait preuve d’une communication moins appuyée que ses concurrents. Le groupe dit faire des pertes à hauteur de 1 milliard de dollars par mois.
Les trois constructeurs américains se sont entendus pour parler d’une seule voix au sujet d’une injection de capitaux publics par l’intermédiaire de l’Etat. La demande se monte à 25 milliards de dollars qui pour le moment n’a pas encore été accordé par le Trésor même après les menaces de faillite de GM et le spectre des incidences désastreuses qu’une telle faillite pourrait avoir auprès des équipementiers et concessionnaires.
NEJ
Tags: Aide financière, Assurance auto renault, assurance automobile, banque psa finance, Secteur pas touché par la crise
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Article publié dans : Automobile : toutes les infos
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