A-Le risque du surendettement
Ce second risque intervient souvent après le risque de défaillance. En effet, souvent les personnes qui ont eu un impayé voient leurs situations s’enliser, mais rarement s’améliorer.
a-La place du crédit revolving dans le surendettement
Les études de la banque de France relatives au surendettement mettent en lumière la prépondérance des crédits revolving. Intéressons-nous aux raisons :
rôle de la publicité
Une abondance des campagnes publicitaires qui fait la promotion des différentes lignes de crédit.Celle-ci s’accompagne d’un essor croissant des crédits par des nouveaux acteurs non institutionnels du marché bancaire : les grandes surfaces commerciales (carrefour,cora,auchan,leclerc… ) proposent à travers les carte de fidélités transformées en cartes bancaires à crédit revolving immédiat grâce aux réserves d’argents renouvelables intégrées.Il y a une bataille historique sur l’ensemble du marché du crédit depuis le début des années 2000.
Comment ne pas être séduit par l’obtention d’une certaine somme sur un simple appel téléphonique ? comment résister face à l’explosion de publicités facilitant l’octroi de crédits « faciles, simples et pas chers » ?
Il existe une partie de la population que l’on pourrait qualifié de « vulnérables », c’est à dire une partie de la clientèle qui se laisse souvent tentée face aux multiples propositions de crédits visibles dans les annonces publicitaires, spots télévision, publicités dans le métro, sur les abris bus.
Ces annonces vantent les nouveaux produits alléchants à taux de crédit très faibles. Face à ces offres qui proposent souvent de simplifier la vie et de l’améliorer, le consommateur se perd dans cette spirale ennivrante, contracte un crédit pour la maison, puis un autre pour la voiture, puis un autre pour l’électroménager puis c’est la spirale, le cercle vicieux de l’endettement qui conduit au final au surendettement, l’emprunteur étant incapable de rembourser les échéances de crédits contractés.
Une légèreté des contrôles des prêts bancaires.
Les associations de consommateurs signalent à titre d’exemple que les crédits d’environ 70 000 euros sont proposés à des taux dépassant 8 % sans aucune sérieuse vérification des capacités d’endettement ou de remboursement de l’emprunteur, ce qui peut amener les particuliers aux finals à une faillite personnelle,une saisie immobilière ou mobilière,des difficultés d’argents et de surendettement très compliqué. Les ménages qui se sont mis en difficultés par la souscription de crédit revolving ou de crédit à la consommation renouvelable sous forme de réserve d’argents chez leurs banques institutionnelles ou des magasins ou des sociétés par vente à distance (la redoute, les 3 suisses…), se mettent en surendettement actif. Les associations d’aide au surendettement relève de graves anomalies concernant la délivrance de ces crédits : un foyer a pu souscrire à 51 crédits revolving (crédit à la consommation renouvelable ou reconstituable ou permanent) représentant un encours total de dette de 225 000 euros.
Le rachat de crédit à la consommation ou le regroupement de tous prêts et dettes , est un outil qui permet aux particuliers de parer légèrement aux surendettements. Cette solution est un élément pouvant alléger le poids des mensualités souscrites et accumulées par un allongement de l’échéancier global.
