Mercredi 16 mai 2012

Allongement des durees de remboursements des credits immobiliers 12

b-Modifications de manière structurelles des prêts par l’allongement des durées de remboursement.

Outre la délivrance de nouveaux produits, on observe des modifications propres aux crédits déjà mis en place, mais qui ont pour rôle d’attirer davantage les clients notamment à travers un allongement dans les durées des crédits.
La tendance actuelle, depuis l’an 2000, tend vers un accroissement de la durée des emprunts immobiliers pour les porter jusqu’à 30 ans (récemment l’ICB a annoncé la création d’un prêt sur 35 ans !) et ce grâce à une baisse des taux.

Effectivement, un taux d’intérêts au dessus de 6% ne permet pas possible des durées de remboursements d’emprunt de plus de 20 ans parce que  l’importance des couts des taux d’intérets croît exponentiellement en allongeant les durée des prêts souscrits:  En exemple ,un crédit de 100 000 euros sur 20 ans à 4 % coûte 80 000 euros d’intérêts d’emprunts.Ce crédit accordé à 6% coûte alors de 120 000 euros à l’emprunteur (+ 50 %).

Ainsi, il n’est plus rare pour un emprunteur de s’engager dans le remboursement d’un crédit pour une durée supérieure à 25 ans. Certes, un tel mouvement va accroître le nombre de crédits octroyés dans le sens où la charge des remboursements mensuels sera moins lourde à porter pour les emprunteurs.
L’impact sur la solvabilité des ménages en est d’autant plus fort. Pour certains ménages, cela va conditionner leur achat.

Le problème d’une telle mesure résulte dans l’approche qu’on se fait du crédit. Ici les clients n’hésitent pas à s’endetter car ils savent qu’ils peuvent actuellement rembourser leurs mensualités sans difficultés, mais qu’en sera t-il  à l’horizon T+10 ?

Certes leur taux d’effort décroît, mais sur le long terme, seront-ils encore capables de rembourser ? Qu’adviendra t’il en cas d’éclatement d’une bulle immobilière ?
Même si un tel produit reste plus attractif pour les emprunteurs sur un horizon temporel proche, il reste un produit davantage risqué pour les banques, qui rappelons-nous, pratiquent déjà des taux très bas sur les crédits à l’habitat afin d’en constituer des produits d’appels. Intéressons nous davantage à ce risque de crédit pour les particuliers et les banques.

Sur de longue période tel qu’un prêt immobilier qui prend en général plus de 30 % des revenus, un foyer a des besoins de financement pour des achats (crédit auto ou voiture,crédit à la consommation classique, ou un prêt étudiant pour un membre de la famille…).Ce qui ferai augmenter le taux d’endettement mensuel ,et de ce fait mettre en surendettement les foyers. Le rachat de crédit propose un regroupement des crédits pour proposer une mensualité moins élevé.